le théâtre grec

Car je sais mener le beau chant du roi Dionysos, le dithyrambe, lorsque le vin à frappé mon esprit de la foudre.



dionysos
l'origine du théâtre
l'invention de la tragédie
le théâtre à Athènes au Vème siècle
sophocle



 
 
 

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dionysos

Dieu rural et très archaïque des fêtes champêtres, il se transforme à l'âge de l'antiquité classique en une divinité du vin et du désir amoureux. Dionysos s'offre à ses fidèles sous la forme d'un animal puissant ( cheval ... ) qu'ils sacrifient, puis dépècent et mangent cru afin de s'approprier sa force.
Une légende rattache ce dieu au Proche-Orient, d'où il aurait ramené en Grèce le vin, un cortège de démons chevalins : les satyres et les ménades, des nymphes danseuses et échevelées.
Les femmes surtout participent au culte de ce dieu étrange. Lors des fêtes en l'honneur de Dionysos les femmes se libèrent de la pression civique des hommes qui dominent la cité grecque. Elles se mettent à se poursuivre dans la joie et l'ivresse et font des danses folles. Les tyrans des cités grecques du VIème siècle se méfient de ce dieu et l'on assiste à une canalisation de l'intense énergie liée à son culte au travers des premiers concours de chants tel ceux de dithyrambe qui passent pour être à l'origine de la tragédie et donc du théâtre grec.

 

_ les principales fêtes athéniennes en honneur de Dionysos_

Pyanepsion [ mois d'octobre-novembre ] Oschophories 
Poséîdon [ mois de décembre-janvier ] Haloa _ plants de vigne
Dionysies champêtres
Gamélion [ mois de janvier-février ] Lénéennes
Anthestérion [ février-mars ] Anthestéries ( 3 jours )
Elaphébolion [ mars-avril ] Grandes Dionysies ( 6 jours )

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l'origine du théâtre

Pisistrate, le tyran athénien, avait réorganisé les Grandes Dionysies à Athènes. Des modifications essentielles ont encore lieu dans les vingt premières années du Vème siècle. Quatre types de représentations donnent lieu à des concours : le dithyrambe, la comédie, le drame satyrique et la tragédie. Les trois premiers genres correspondent à la codification lente du culte rendu à Dionysos au VIème siècle. Le dernier genre est une invention du Vème siècle.
Du 10 au 15 Elaphébolion, se déroulent les plus grandes fêtes en l'honneur du dieu :
Le 10, un grand cortège mené par l'archonte roi et protégé par les éphèbes accompagne la statue en bois de Dionysos d'Eleuthères, que l'on ramène en ville et qu'à la nuit les éphèbes conduiront au théâtre, à la lueur des torches. Les concurrents défilent aussi. Une vaste hécatombe alimente tout le jour de joyeux banquets.
Le 11-12 se déroule le concours des choeurs de dithyrambe, hommes et enfants.
Ce sont des chants composés par des poètes lyriques pour accompagner les rites de sacrifice dionysiaque par arrachage et consommation des chairs de la victime vivante et de son sang encore tiède.
Dans la nuit du 12-13, un grand kômos avec phallophorie [ une procession ] se déroule. Toutes les fêtes du dieu s'accompagnent de kômoï, cortèges joyeux de personnages déguisés et masqués qui observent un scénario élémentaire composé d'une entrée tumultueuse, de querelles futiles et d'un discours final bouffon. On retrouve ce type de scénari dans l'organisation traditionnelle de la comédie telle qu'on l'a conservé au travers des pièces d'Aristophane : parodos, agôn, parabase.
La journée du 13 est ainsi consacrée aux concours de comédie.
Le 14-15 ont lieu les concours de tragédie, on y associe un drame satyrique.

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oedipe roi
l'invention de la tragédie

La tragédie peut être daté entre 536 et 533 avant J.-C. .Thespis donne alors la première représentation tragique à Athènes. Il choisit un héros épique, interprête sa destinée et centre l'action sur un moment décisif de celle-ci. Il fait alterner le dialogue et les chants choraux. L'intérêt toujours actuel de la tragédie grecque réside dans la transformation du héros en un être humain qui souffre et affronte sa destinée. Le choeur devient  un intermédiaire entre le héros et les spectateurs qui connaissent l'issue du spectacle car les mythes de la guerre de Troie, les exploits d'Héraklès et les malheurs d'Oedipe leur sont familiers. L'intensité de la pièce réside dans le développement des sentiments et de la psychologie des personnages.
Des contingences matérielles obligent à renforcer les effets théâtraux : la foule des spectateurs est immense, le décor inexistant et l'éclairage impossible. De plus, les acteurs sont tous masculins et au nombre de trois. Ils utilisent donc des masques et des longues robes de scène. Nous avons du mal à nous représenter l'attitude du choeur : quel était la mélodie, le rythme et surtout les gestes.
La tragédie devient autre chose qu'une fête religieuse, tous y viennent, y compris les étrangers, les métèques, les femmes et les esclaves. Les spectacles se succèdent du matin au milieu de l'après-midi dans l'agitation et les discussions. N'oublions pas que ces fêtes donnent lieu à un concours et le caractère unique de chaque représentation explique l'ampleur du phénomène.

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Le théâtre classique

Le théâtre demeure pour le Vème siècle l'expression la plus éclatante de la culture grecque classique. L'organisation incombe à l'archonte éponyme. C'est lui qui autorise trois poètes tragiques à concourir et qui leur trouve un riche citoyen prêt à assurer la chorégie, c'est-à-dire le financement du spectacle. Le coût le plus important réside dans le budget du choeur ( quinze personnes et le flûtiste ), auquel il faut assurer masques et costumes ainsi qu'un salaire pour le chef du choeur, seul professionnel avec les acteurs. Pour chaque pièce, il faut trois acteurs qui assurent tous les rôles. Le plus important _ le protagoniste _ est payé par la cité. L'auteur fait fonction de directeur pour les répétitions. Le citoyen qui assure la chorégie devient très populaire.
A Athènes, les concours ont lieu à partir du Vème siècle au pied de l'Acropole. A côté d'un sanctuaire dédié à Dionysos, on creuse les gradins du théâtron dans la colline. Seuls les sièges d'honneur sont en pierre, les autres sont en bois. L'orchestra est l'aire circulaire de terre battue où évolue le choeur; la skene, à l'origine simple tente où se changeaient les acteurs, devient une façade qui sert de décor.
A l'issue des représentations les jurés, tirés au sort, décernent le prix du poète victorieux et du meilleur chorège. Des prix spéciaux sont attribués aux acteurs. L'Etat avance aux citoyens pauvres les deux oboles de droit d'entrée qui servent à l'entretien du théâtre.
Eschyle, Sophocle et Euripide sont les grands auteurs qui sont restés à la postérité.

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Sophocle

Sophocle est entré en compétition avec Eschyle à partir de 468, date où il remporta pour la première fois le concours de tragédie.  On a conservé, hélas que 5% de son oeuvre ( 7 pièces sur 123 ) . Les sujets de ses pièces sont empruntés comme ceux d'Eschyle aux cycles de Troie ( Ajax, Philoctète ) et de Thèbes ( Oedipe-Roi, Oedipe à Colone, Antigone ) ; il reprend le cycle achéen ( Electre ), y ajoute le cycle d'Héraclès ( Les Trachiniennes ).
Le choeur devient spectateur et doit simplement traduire les réactions de l'auditoire. Le héros doit choisir entre rester fidèle à lui-même ou accepter un compromis. Les pièces ont gardé un caractère actuel.
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MMI