Les
travaux des champs
Indiquez pour chaque image
l'activité et les outils employés en écrivant une
phrase.
cliquez sur le mois et lisez
la correction,
_ janvier_ le bêchage
Au
mois de Janvier, le paysan prépare la terre. On remarque qu'il utilise
une pioche au lieu d'un bêche. L'hiver semble rude
car on decouvre à l'avant-plan de la glace. Cependant, il n'y a
pas de neige. N'oublions pas que le climat a varié plusieurs fois
au cours du Moyen Âge.
Deux
paysans portent des hottes dans lesquelles ils déposent du
foin. On remarque que les paysans utilisent une pelle en bois. La
scène se déroule à proximité d'une ferme seigneuriale
car l'espace est enclos et empierré. Ce sont peut-être des
corvées,
Au
mois de mars, on assiste à la taille de la vigne. Regardons l'outil
utilisé car il est typique du moyen âge : ce n'est ni un sécateur,
ni une paire de ciseaux, mais un ciseau !
On
retrouve un symbole christique dans cette image qui associe le mois d'avril
à l'agneau. A Pâque, on mange souvent un agneau qui rappelle
le sacrifice d'Abraham et celui du Christ. Le berger pratique la tonte
des moutons. Les images nous montrent du reste toujours des paysans habillés
en vêtements de laine.
Le
mois de mai est réservé aux travaux de jardinage dans les
courtils et aux amours champêtres. L'enlumineur a associé
ce mois au seigneur qui montent un magnifique
arabi, c'est à
dire un cheval léger. Seul le seigneur et ses gens peuvent chasser
et pratiquer l'art de la fauconnerie.
Il
fait chaud et le paysan ne porte qu'une simple chemise. Il utilise une
faux car il fauche un pré réservé aux plantes
fourragères qui serviront de nourriture aux animaux de la basse-cour
( conins c'est-à-dire lapins ... ). Une palissade protège
la prairie des ovins, des caprins et des bovins qui doivent se contenter
des terrains impropres à la culture, loin des surfaces agricoles.
Les herbes des près sont également appréciés
des seigneurs qui en tapissent les étages des châteaux
Juillet
est le mois traditionnel des moissons. On remarque que le geste du paysans
est identique à celui de l'homme du néolithique : il tient
les épis de blé dans une main et scie la tige à proximité
des épis pour ne pas perdre un seul épi, ni un seul grain
avec une faucille. La femme moissonne également. Le geste
est soigneux et attentif, car il faut séparer le bon grain de l'ivraie.
La
chaume sert à recouvrir le toit des maisons. Les longues pailles
sont mises en bottes et l'homme avec un fléau bat pour séparer
les grains de l'épi.
Il
semble curieux de semer au mois de septembre ... l'enlumineur semble avoir
manqué d'idée pour ce mois traditionnellement réservé
à la récolte des fruits sur les arbres fruitiers. Cependant
l'image n'est pas à rejetter car on y remarque le geste précis
du semeur qui tient dans un drap les graines. Les rendements sont faibles
et le paysan doit toujours conserver une partie de sa récolte pour
les semailles.
Le
pressoir est un luxe dont se passent les paysans d'autant plus qu'un tel
appareil entre dans le cadre de la seigneurie banale et son utilisation
est donc soumise à une taxe. Les paysans foulent le raisin dans
une cuve.
Les
porcs primitifs du village, comme le prouve la robe brune des animaux,
sont dans la forêt _ saltus_ où ils attendent
que le paysan utilise sa gaule pour faire tomber les glands des chênes.
Dans
le cochon, tout est bon ! C'est
du moins ce que raconte un proverbe médiéval et les charcutiers
d'aujourd'hui ne renieraient pas ce dicton. On pratique la saignée
pour récupérer le sang qui sert à fabriquer le fameux
boudin. Le reste du cochon est mangé entre Noël et le Mardi-gras,
car c'est l'époque des banquets et du carnaval !